Ma best à gardé son innocence.
Ben vi y a des gens comme ça, qui continuent à croire que l'être humain est capable du meilleur.
Et qui sont toujours choqué des bassessses que les "amis" peuvent faire.
Normal, personne ne ne lui a jamais fait de mal.
il y a deux sortes de personnes, ceux qui ont morflés et ceux qui ne morflent jamais.
Hum, pas difficile de chercher dans quelle catégorie je me range...
'Toi tu es indépendante"
Une phrase qui a enfin sonné juste à mes oreilles.
Non, je ne me soucie pas du regard des autres.
Sur tous les plans. Ma vie je la mène comme je l'entend. Suis fière de moi. Et c'est un bon début.
Je suis belle. Je réussis professionnelement. Je gère financièrement. J'ai choisi la famille et les amis à conserver.
J'ai commis des erreurs mais je m'en suis relevée. J'ai appris. J'ai compris.
Il me reste des choses à découvrir. Je crois que ça ne seras jamais fini. Il faut plus d'une vie entière pour ça. Mais...
Je progresse plus vite que certains. Que la majorité.
Alors... Désolée si je regarde le monde d'un sourire satisfait.
Je peux paraitre arrogante. Agaçante. Rageante. Et ça m'amuse profondément. Je sais qui je suis, je sais où je vais. Et même si ça énerve, je commence seulement à être reconnue à ma juste valeur.
Ma force la plus grande ? Savoir que je dois continuer à apprendre.
Je me demande...
Un peu la sensation d'avoir remonter le temps et d'être repartie trois ans arrière.
Avec des choses en plus et des choses en moins.
Plus de rentre dedans, moins de silence, autant de détachement.
Au final je ne suis sure de rien. J'essaie comme il y a trois ans de trouver mon chemin, le plus juste possible, celui qui me conviendra le mieux.
Je suis plus moqueuse, plus blasée aussi.
Le monde est un vaste terrain de jeu, où tous les coups sont permis. J'avais un voile de naiveté il y a trois ans, je ne l'ai plus aujourd'hui. J'ai bien l'intention de jouer. Mais cette fois j'ai conscience des enjeux, des pertes et des gains.
Et que quelque soit le résultat, j'en fous tellement que ça ne m'affectera pas.
Rien, ni personne ne change en trois ans, sauf si on s'est posé les bonnes questions.
Rien, ni personne ne change en six ans, sauf si on s'est posé les bonnes questions.
Chacun avance à son rythme. Certains stagnent, d'autres font des pas de géants. La loi du plus fort. Moi j'ai choisi d'avancer, de me battre, et d'être la plus forte.
Pour briser ma carapace va falloir y aller fort. Je lance le défi. Suis pas sure que ça me mène au bonheur. Mais l'inverse m'a jusque là mener au malheur.
J'ai le pouvoir, je le gade. Baisser ma garde ne m'a jamais fait gagner au loto de la vie. Alors...
Sur le fil du rasoir...
Sensation de marcher sur le fil du rasoir.
Poser délicatement le pied à chaque fois au même endroit ou changer de position à chaque fois.
Je n'arrive pas à savoir ce qui est le plus gérable.
Entailler toujours la même partie pour que la douleur, au final coutumière, soit plus supportable.
Ou créer plusieurs micro coupures qui guérissent plus vite, maus qui a chaque fois provoque un élancement nouveau.
J'aurais peut être du prendre une métaphore plus douce. Marcher sur des oeufs par exemple.
Grandir... Devenir adulte... Etre adulte...
Devenir lucide... Devenir blasée...
Ca n'a rien d'agréable...
Ca ne présage rien de bon...
Des jours comme ça... Où la vie n'a rien de rose... Où les illusions se perdent...
Où les rêves s'envolent...
Où...
Une fois encore je voudrais avoir 18 ans et croire fermement que la vie me réserve de belles surprises.
Mais je n'ai plus 18 ans.
Et la vie ne s'arrange pas.
Suis juste fatiguée de tout ça. suis fatiguée de voir les gens se déchirer. Suis fatiguée de me dire ça ira mieux demain.
Je ne veux pas me justifier et pourtant j'ai la sensation de passer mon temps à le faire. Insconsciement, j'ai la sensation d'être jugée.
De devoir m'expliquer.
De devoir prouver que je suis "normale".
Or je n'ai jamais voulu être normale. Pendant 22 ans je me suis aprement défendue d'être "normale". J'étais fière d'être moi. Une fille avec des rêves, des ambitions. Et après être entrée dans les normes pendant trois ans, il semble que les gens aient oublié ce que je suis depuis toujours.
Moi j'avais oublié, j'ai retrouvé, je me suis souvenue. Je ne suis pas la petite chose fragile qu'un homme a pu brisé. Je l'ai été, pendant trois ans, je ne le serais plus jamais. Trois ans contre vingt deux, qui gagne ?
J'ai gagné en ce qui me concerne.
Mais des jours comme aujourd'hui, où je suis fatiguée, je baisse un tant soit peu ma garde, et déjà je me remets à me justifier.
Jamais je n'admettrai ce par quoi à été motivé ma décision de tout arrêter. De tout couper. Jamais je n'exposerais cette faiblesse aux yeux du monde. Je leur en ai déjà trop dit.
Ca a été ma douleur, ça a été ma blessure, c'est ma cicatrice.
Je ne veux pas de pitié, je ne veux pas de compassion. Je m'en suis tirée seule. La cicatrice restera certes à jamais en moi. Mais je ne veux pas la lire dans d'autres yeux que dans les miens.
Normale ? Ah ça jamais.
Une seule personne a su lire en moi il y a des années. Cette personne a su me dire que je ne me marierais pas. Ce n'est pas moi. Elle avait raison.
J'aimerais encore, corps et âme sûrement. Mais ma liberté on ne me la retirera jamais. Sinon ce serait me faire mourrir à petit feu. Me transformer en une personne que je ne suis pas. Et que je ne peux pas regarder dans la glace.
C'est à prendre ou à laisser.
Mais il semble que le monde ne soit pas prêt. Les codes n'ont pas encore autant changés. Le monde reste régi en apparence par la "normalité".
Il faut voir au delà des apparences. Bien souvent des choses insoupçonnées s'y cachent. Des choses qu'on ne voit pas, ou plutôt ne veut pas voir. Il est facile de voir les choses de l'extérieur. il est tout autre d'en appréhender ce qui s'y passe à l'intérieur.
Personne n'aurait imaginé ce qui m'est tombé sur le coin de la gueule il y a un an... Et pourtant. Personne n'a cherché à voir au delà.
A part moi.
Composer avec les personnalités de chacun...
Ce n'est pas quelque chose d'évident à faire. Je suis pourtant assez souple de nature. Je suis ouverte au débat. Mais il y a des points sur lesquels je ne suis pas disposée à céder. Parce que j'ai eu moi même la preuve qu'il faut suivre une règle et pas une autre.
Bien sur j'extrapole. Mais... Beaucoup de gens n'ont pas conscience qu'ils ne savent pas se remettre en question. Et à un certain age, il faut se rendre compte que ce n'est plus approprié.
Etant ado, je suis toujours partie du principe qu'il faut que nos parents nous laissent faire nos propres erreurs, pour que nous comprenions que ce sont des erreurs (dans certaines limites bien sur). On pouvait m'expliquer que c'était une connerie, si je ne la faisais pas, je n'admettais pas au fond de moi que s'en était une. Et je n'en tirais pas de leçon.
Mais adulte, il faut parfois s'en remettre aux personnes qui ont plus d'expérience et prendre certaines choses pour acquis sans passer par la case "je fais la connerie et je comprendrais". Surtout quand nos actes ne nous mettent pas uniquement nous en cause. Mais entrainent d'autres personnes.
Il faut tenir compte des autres. Sans se sacrifier soi même. Mais dans certaines choses nous ne sommes pas seuls. Et si les autres font preuve de considération envers nous, nous leur devons le même respect.
C'est reparti... Etrange sensation. On remet la tête dans le guidon. Le premier mois va être intense et submergé. Je le sais. Et pourtant je suis sereine.
Je sais que ça va bien se passer. J'ai une confiance en moi que je n'avais pas ressenti depuis longtemps.
Un peu comme si je tendais la main et que je savais que c'est au bout de mes doigts.
Une pierre blanche pour aujourd'hui...
Depuis mes trois ans et jusqu'à ma retraite (si un jour j'en ai une). Ben quoi ? Je vous ai pas dit que j'étais prof ? Alors la rentrée c'est mon nouvel an à moi.
Mais cette année pas de bilan, pas de bonne résolution. Juste la vie qui suit sont court. Juste l'envie de la vivre à fond.
Cette anée il y aura comme tous les ans de nouvelles expériences, de nouveaux apprentissages autant pour mes élèves que pour moi. Et il y aura beaucoup d'amour. Et oui je fais partie de ces maitresses très maternelles pour qui les élèves sont avant tout des enfants.
Et j'ai hate.
Allez haut les coeurs c'est la rentrée. (pour les porfs, pour les loulous faut attendre jeudi, veinards!)
Fin de vacances pas vraiment en beauté. Une nouvelle qui fait peur. Deux nuits où le sommeil ne vient pas, la migraine qui traine.
La reprise qu'il faut préparer. Et j'ai pas la tête à ça.
